
Qui peut travailler à ce Concile Général
Argument doctrinal
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Un Concile Général Imparfait n’étant par définition pas convoqué par le Souverain Pontife et opérant « praeter legem » (au-delà de la loi), il semble que son universalité soit vraiment le critère déterminant de sa légitimité. Par conséquent, nous voulons que notre invitation à nous rejoindre soit aussi universelle que possible. Que vous soyez convaincu de la vacance du Siège Apostolique ou que vous ayez des réserves sérieuses par rapport à cette conclusion, si vous comprenez qu’il y a un très grave problème à la tête de l’Église, vous êtes le bienvenu.
De même, nous croyons que la question de la validité des ordres reçus ne devrait pas, dans ce contexte du Concile Général, être un obstacle à votre participation. Il est de notoriété publique dans notre époque de chaos universel que pratiquement toutes les lignées sacerdotales et épiscopales sont soupçonnées d’invalidité par les uns ou les autres. Nous pensons donc qu’un titre raisonnable à avoir été ordonné prêtre ou consacré évêque soit donc le meilleur critère d’acceptation et que chacun soit pour l’instant traité selon le titre qu’il croit avoir, pourvu qu’il puisse justifier de façon raisonnable ce titre. St Robert Bellarmin ne demande pas en effet qu’aucun membre dont la lignée apparaît douteuse à certains ne soit présent, mais bien plutôt qu’aucun évêque étant vraiment évêque ne soit exclu. Il semble donc que la marche à suivre qui soit la plus prudente soit de tolérer quiconque peut présenter une preuve d’ordination ou de consécration raisonnable. Pour ce qui est de la validité réelle des lignées épiscopales, il nous semble que le plus prudent soit de laisser ces décisions au Souverain Pontife une fois que le doute aura été levé et que l’Église aura un Souverain Pontife indubitable. Le Concile Général n’implique pas en effet un acte relevant du pouvoir d’ordre comme le serait par exemple une ordination sacerdotale. Pourvu que vous ayez un titre raisonnable à avoir été ordonné prêtre ou consacré évêque, si vous voulez vous joindre à vos frères pour travailler au bien de l’Église, vous êtes le bienvenu.
Pour qu’un Concile Général Imparfait puisse se réunir sans être convoqué par le Souverain Pontife et alors qu’il y a un prétendant à la papauté, il est nécessaire que soit admis au minimum un doute sérieux quant à la légitimité dudit prétendant. Il est donc nécessaire dans ce contexte de ne pas refuser par principe le fait de la vacance du Siège. La vacance du Siège Apostolique n’est pas encore un fait qui a été établi canoniquement par l’autorité de l’Église. Il se pourra donc que certains se présentent au Concile Général en étant convaincu de la vacance du Siège, et que d’autres n’en soit pas encore convaincus, tout en admettant néanmoins que la situation de l’Église est suffisamment grave pour légitimer la réunion d’un Concile Général Imparfait. Il pourrait aussi exister des divergences quant à la date du début de la vacance. Quoi qu’il en soit, tout membre du clergé admettant la gravité absolue de la situation présente qui affecte la tête de l’Église et étant disposé à entendre ce que ses frères auront à exprimer sur le sujet et à se soumettre aux décisions du Concile Général est le bienvenu.