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Pour un Concile Général

Ce qui rassemble l’Église Catholique n’est pas l’opinion, la personnalité, ou les convictions personnelles. Elle est une société visible fondée par le Christ, et doit donc être gouvernée visiblement. Le pape n’est pas une tradition de décorum. Il est le principe d’unité établi par Dieu, le juge suprême qui peut régler les controverses, garder la doctrine et préserver l’Église comme un corps.

De nombreux Catholiques de nos jours ont au minimum un doute sur la légitimité des derniers prétendants à la papauté. Or, si cet office est en pratique absent, l’unité s’obscurcit. La juridiction devient disputée, la discipline s’effondre dans l’improvisation, et les catholiques s’habituent lentement à vivre comme si une Église sans tête visible à laquelle on peut obéir en toute simplicité était normal. Mais ce n’est pas normal. Une vacance du Siège apostolique, diagnostic de plusieurs catholiques restés fidèles, surtout si elle demeure permanente, n’est pas une solution stable, mais une blessure qui s’aggrave.

Lorsque manque un véritable successeur à saint Pierre, l’élection d’un Souverain pontife demeure un devoir important obligeant l’Église. Quand l’Église se trouve sans pape, comme il arrive à la mort du Pontife, elle est tenue de s’en donner un autre ; c’est-à-dire que ses membres doivent agir pour que le Saint-Siège redevienne occupé. Cela montre l’importance pour l’Église d’avoir une tête visible, véritable principe d’unité.


L’objectif de l’organisation Unam Sanctam est de travailler pour la convocation d’un Concile Général Imparfait pour traiter de ce sujet et considérer la manière dont la crise actuelle affectant la tête de l’Église pourrait être résolue.

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L’argument doctrinal

Ce travail présente un argumentaire théologique développé étape par étape à travers une série de chapitres. Il est basé sur l’enseignement de plusieurs théologiens qui disent que l’Église peut se donner une tête dans des circonstances extrêmes par le biais d’un Concile Général Imparfait. Ce texte a été écrit pour être lu dans l’ordre, commençant avec la condition actuelle de l’Église et continuant jusqu’à la proposition d’un remède. Les lecteurs sont invités à examiner l’argumentaire avec attention et dans sa totalité.

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A propos d’Unam Sanctam

Unam Sanctam est une association de clercs et de laïcs qui vise à travailler efficacement, en toute prudence et avec détermination, pour le rassemblement d’un Concile Général Imparfait de l’Église afin d’étudier sérieusement les problèmes posés par les prétendants à la papauté qui nous ont imposé des réformes destructrices et qui auront bientôt fini d’achever leur destruction de l’Église, si une telle chose était possible. Nous croyons fermement que la Divine Providence demande nécessairement que l’Église soit dirigée par un vrai successeur de Pierre. Nous rejetons la passivité qui s’est installée chez bien des membres du clergé et nous espérons que nos frères se joindront à nous dans ce projet, qui ne peut avoir lieu qu’avec leur coopération.

Nous accueillions avec joie dans notre sein tous ceux qui reconnaissent le problème sérieux affligeant la tête de l’Église à notre époque et qui veulent unir leurs prières, sacrifices, efforts, talents et aumônes pour préparer les circonstances nécessaires à l’action de la Providence.

Notre union, malgré toutes nos différences, est inspirée par l’union des Chrétiens lors de la bataille de Lépante. Les diverses factions rivales, comprenant le danger qui guettait le christianisme, se sont assemblées pour faire face à leur ennemi commun, malgré tous leurs désaccords politiques. Le résultat fut la grande victoire sur les Mahométans que nous connaissons bien. Ainsi, nous espérons que l’union des différentes factions du vrai christianisme sera inspirée, dans ces jours ténébreux, par la sagesse de nos pères dans la Foi. L’ennemi d’aujourd’hui n’est pas externe. C’est un ennemi qui a pénétré dans les institutions de l’Église catholique.

Le titre de ce site, qui sera notre instrument de travail principal et notre point de ralliement, a été choisi pour exprimer notre refus d’adopter la nouvelle religion et notre détermination à refuser la dispersion du troupeau du Christ en une variété de petites Églises autocéphales.

Unam Sanctam (Une Sainte). L’Église est une dans la foi, dans les sacrements, mais aussi dans son gouvernement. Elle est sainte, c’est-à-dire, elle n’est pas l’assemblée de tous ceux qui professent diverses hérésies, mais seulement de ceux qui professent la vraie Foi catholique.

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Le Concile Général Imparfait

Ce qu’il est

Un Concile Général Imparfait est une assemblée d’évêques convoquée sans l’autorité papale quand le Siège Apostolique est manifestement vacant, ou lorsqu’un doute s’est installé à ce sujet, afin de remédier à la grave crise affectant la tête de l’Église. Il répond à une urgence, soit la vacance prolongée du Siège romain, ou un doute raisonnable sur la légitimité des prétendants à la papauté. Puisque seul le pape peut légitimement convoquer un Concile Général et lui donner une véritable universalité, ainsi que ratifier ses décrets, un tel Concile est légalement imparfait par définition. C’est pour cette raison que Cajetan l’appelle « imparfait, mais utile, » puisqu’il commence en dehors de la pleine légalité, mais reçoit pleine force légale quand un Souverain Pontife est élu, si nécessaire, et le confirme.

Ce qu’il n’est pas

Un Concile Général Imparfait n’est pas un « synode de garage » auto-désigné de clercs mécontents, s’arrogeant une autorité universelle par décret. Il est, par définition, un remède qui nécessite une représentation morale de l’épiscopat de l’Église entière.

Il ne s’agit pas non plus d’un conclave : un conclave est un processus juridique gouverné par la loi papale et effectué par le Collège des cardinaux. Un Concile Général Imparfait est un remède extraordinaire pour une urgence extraordinaire, quand la gouvernance papale ordinaire est empêchée ou incertaine, et quand apparaît la nécessité que l’Église agisse à travers l’ensemble de ses Pasteurs.

Ainsi donc il ne peut pas être l’œuvre d’une simple petite portion des évêques. Sans une participation générale de l’épiscopat, suffisante pour constituer une unanimité morale, le Concile Général Imparfait n’existe simplement pas : ce n’est pas une façon de contourner l’Église, mais un acte public, sérieux et universel de l’Église elle-même


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Saint Robert Bellarmin

« Est-il permis qu’un Concile soit convoqué par quelqu’un d’autre que le pape, si celui-ci ne devrait pas le convoquer, car il est hérétique ou schismatique [?]… Un Concile Imparfait peut être réuni, ce qui suffit à pourvoir aux besoins de l’Église concernant sa tête. Car l’Église a sans aucun doute l’autorité de pourvoir à ses propres besoins concernant sa tête, bien que, sans tête, elle ne puisse statuer sur nombre de questions dont elle peut statuer quand elle a une tête… De plus, ce Concile Imparfait peut se tenir, soit s’il est convoqué par le Collège des cardinaux, soit si les évêques eux-mêmes, se réunissant en un même lieu, se rassemblent de leur propre accord. »

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Thomas De Vio Cajetan

« Un concile sans le Pape ne peut rien faire d’autre que ce que lui confèrent les pouvoirs individuels qui sont dans son sein… Il existe cependant un cas de permission, c’est-à-dire lorsque le pape n’a pas pris de décision contraire, et des cas d’ambiguïté, c’est-à-dire lorsqu’on ignore si une personne est véritablement un cardinal, et d’autres cas similaires. Dans de telles situations, lorsque le pape est décédé ou que son statut est incertain, comme cela semble avoir été le cas au début du Grand schisme sous Urbain VI, il doit être affirmé que l'Église de Dieu possède le pouvoir d'attribuer la papauté à une personne, pourvu que les conditions requises soient respectées, afin de ne pas laisser les consciences dans la perplexité. Dans ce cas, par dévolution, ce pouvoir semble passer à l'Église universelle, comme s'il n'y avait pas d'électeurs désignés par le Pape pour la représenter dans cet acte, pour le bien de l'Église. »

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Saint Alphonse de Liguori

« Premièrement, il convient de souligner le fait que la supériorité du Pape sur le concile ne s’étend pas à un pape douteux pendant une période de schisme, lorsqu’il y a un sérieux doute sur la légitimité de son élection; car alors, tous doivent se soumettre au Concile, tel qu’il a été défini par le Concile de Constance. En effet, alors, le Concile œcuménique tire son pouvoir suprême directement de Jésus-Christ, comme en période de vacance du Siège apostolique. »

Unam  Sanctam

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